Les derniers flamants de Bombay
Les derniers flamants de
Bombay
Siddharth Dhavant Shanghvi
Editions des deux terres, 2010
Photographe talentueux, Karan Seth arrive à Bombay et découvre avec fascination certaines de ses figures phares de la société : Samar a laissé tomber le piano et partage sa vie avec l'américain Leo; Zaira est une star de Bollywood harcelée par le fils d'un ministre, et Rhea, bien qu'attachée à son mari, noue une relation amoureuse avec Karan.
La vie grouillante de Bombay, diurne aussi bien que nocturne, est bien croquée, c'est souvent acide, parfois poétique, et on rêve de découvrir ces photos que Karan inspiré prenait au fil de ses promenades dans des rues de la ville.
Le procès de l'assassin de Zaira (non, je ne spoile pas, on le sait vite) sera le prétexte à peindre la corruption régnant au plus haut niveau du gouvernement. L'auteur y va sans complexes et c'est réussi quoique choquant évidemment.
Malheureusement les amours agitées de Karan m'ont laissée de glace, et les dialogues souvent hystériques entre les personnages en général, ainsi que l'humour parfois "limite" ont rapidement eu raison de ma patience et j'ai eu du mal à terminer le roman.
"La jubilation suinta de Natasha comme une goutte de sperme précoce"(p 18) Une phrase repérée par d'autres lecteurs et qui a tout pour devenir culte, non?
Page 100, pour le rapprochement Karan-Rhea, j'ai entrevu l'espoir d 'une incursion au royaume d'Harlequin avec ce "mais c'était plus fort qu'eux, un désir profond comme un canyon", ai découvert que Karan révèle "une chair ferme et tendue, des épaules parfaites, un ventre plat" et "des cuisses musclées", ses mouvements furent "athlétiques, confiants", etc etc, pour le reste et aussi les détails torrides entre Karan et une autre copine, plus loin dans le roman, je vous laisse le découvrir tout seuls, petits coquinous.
Ensuite j'ai joué les méchantes (il fallait bien s'accrocher, non?), et j'ai noté quelques passages dont:
Zaira pensant à Karan : "Les premiers temps de sa relation avec Samar lui rappelaient la mousson: de violentes bourrasques avaient ouvert les portes verrouillées de son âme avec une rage titanesque"
"Parfois, l'amour était un gros camion conduit à toute vitesse sur une autoroute, et l'on n'était qu'une mouffette sur son chemin."
Pourtant... le roman s'étend sur une quinzaine d'années, et il finit par prendre une tonalité plus grave, plus mélancolique et apaisée, le style parait meilleur et enfin on peut s'attacher aux personnages... La fin est très belle...
Les avis de Caroline (en total accord, et elle donne des passages plus croustillants, vous allez comprendre pourquoi je suis restée sidérée parfois), Cynthia (déçue) , Antigone (plus séduite), Manu (qui a plutôt aimé), Armande, Amanda, Tamara, Kathel , choco,
Merci à Babelio et aux éditions des deux terres


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Lilibook 27/08/2010
Amélie 27/08/2010
bladelor 28/08/2010
Restling 28/08/2010
Manu 05/09/2010