Un jardin dans les Appalaches

7 Décembre 2011 , Rédigé par keisha Publié dans #Nature inside

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51VrLtvnCTL._SL500_AA300_.jpgUn jardin dans les Appalaches

Barbara Kingsolver

Rivages, 2008

 

 

 

Attention : ce récit contient plus que des traces de joie de vivre. Risque de contamination.

 

 

 

 

Barbara Kingsolver, romancière que l'on ne présente pas, son époux Steven Hopp et leurs filles Camille et Lily se décident en 2005 à enfin quitter l'Arizona pour une ferme dans les Appalaches, leur région natale, où ils ont l'habitude de passer leurs étés depuis des années. Ils ne sont donc pas 100% citadins d'origine mais ont décidé de se nourrir uniquement -autant que faire se peut- de ce que leur ferme fournira ou de n'acheter que des aliments produits à une distance maximale raisonnable. Ce récit est celui de leur expérience d'un an de locavores, ces personnes se nourrissant de produits frais et de saison, cultivés dans leur jardin ou achetés à des producteurs locaux respectueux de l'environnement.

 

Comme elle le dit plaisamment , "nous sommes des apprentis convertis, pas des prédicateurs moralisateurs. Pas de tables de la Loi chez nous." Voici donc un récit très vivant, très agréable à lire, souvent amusant, et dont les parties plus sérieuses évitent le prêchi-prêcha. Autant le dire, tout cela fait bien envie et semble bien convaincant.

 

On découvre aussi qu'ils ne sont pas seuls et qu'existent aux états-unis des petits marchés, des restaurants ne proposant pas de viande issues d'élevages intensifs et qu'en mouillant sa chemise au jardin et à la cuisine il est possible de se nourrir sainement en finalement dépensant moins. Je savais déjà (american ecolo) que même les citadins pouvaient élever des volailles et cultiver leur jardin.

 

Idyllique, cette histoire? En tout cas ce livre gourmand (qui contient des recettes selon les saisons) fait vraiment envie, on se dit qu'un petit geste plus un petit geste ne peut pas faire de mal à la Terre, et je regarde mon carré de terre devant la maison d'un autre oeil. Pour l'instant il est livré aux fleurs sauvages, traité uniquement au PTB (ou Prends Ta Binette). Ceci étant j'avoue connaître encore le goût d'une tomate cueillie à point sur le pied, d'un fruit parcourant quatre mètres entre l'arbre et la cuisine, et même en supermarché il est possible d'acheter du local (sans parler bien sûr du petit marché). Evitons le sujet dangereux du petit chèvre local, je sens que je vais lasser. Si c'est possible aux Etats Unis, ça l'est encore plus en France, dont la tradition culinaire n'est pas un vain mot...

 

Les avis de Folfaerie,naufragés volontairescathulu  (qui annonce qu'il existe en poche)

Challenge Nature writing

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Theoma 09/12/2011


depuis le temps que j'entends parler de cette auteure ! J'en ai plusieurs dans ma lal, et toujours rien. Tu as raison, merci ! Je me bouge !

Manu 10/12/2011


Je suis convaincue par le sujet (qui en doute encore ? ) et je me dis depuis longtemps que je dois relire cette romancière ! 

sylire 11/12/2011


J'avais lu un de ses romans et bien aimé mais sa vision de l'agriculture est un peu irréaliste et réductrice à mon sens (je travaile dans ce milieu...).

urgonthe 11/12/2011


Je pense que le jardinage va redevenir très pratiqué par les gens disposant d'un terrain, ne serait-ce que pour des raisons économiques... Mon grand regret est de ne même pas avoir de balcon.
Sinon, je ferais au moins pousser des tomates cerises, des radis... Les légumes qu'on fait pousser soi-même sont tellement meilleurs que ceux du commerce !

Folfaerie 11/12/2011


Ah, ce titre ne pouvait que te plaire Sinon, je connais bien le PTB moi aussi, ouh la... mais mon potager le vaut
bien ! Ah, le goût d'une vraie tomate qui a poussé en plein air, incomparable !!


Bon, à part ça, serais-tu étonnée si je te disais que je connais déjà la gagnante du challenge NW...

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